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Porche de la chapelle d’Aiguilhe au Puy en Velay

C’est dans le silence des murs épais des églises, châteaux, cloître… que se murmure des récits de couleurs, de matières, de grain de chaux, de motifs, d’histoires d’enfer et de paradis…

« Les hommes des deux millénaires précédents évoluaient dans des intérieurs où la couleur jouait un rôle prépondérant, qu’il s’agisse d’édifices publics, privés, religieux ou civils. ». Cette mise en couleur concourrait à la mise en valeur des lignes de l’architecture, ou bien se mettait au service d’un programme iconographique plus ou moins complexe.

Malheureusement on ne compte plus le nombre d’église dont les enduits ont été décroutés, au profit d’une prétendue pureté romane, emportant avec eux les décors parfois cachés sous des badigeons.

Quoi de plus émouvant que de découvrir un décor ancien, sous un badigeon de chaux ?

Ou bien au cours d’une balade : la porte d’une petite église romane est poussée, et le temps de s’habituer peu à peu à l’obscurité, des traces de couleurs ou des motifs presque illisibles apparaissent, tant la couche de poussière est épaisse, les dégâts importants.

C’est également sur les murs des façades qu’on trouve parfois des décors peints , notamment dans le sud de la France sous la forme de « trompe l’œil architectural » parfois très complexe.

Véronique Exbrayat : « Peintre en décor du patrimoine »

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